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13.08.2009

Iran : la Franco-Iranienne Nazak Afshar sort de prison

Au cours du week-end, les diplomates ont multiplié les condamnations du procès de Nazak Afshar et de Clotilde Reiss.
Au cours du week-end, les diplomates ont multiplié les condamnations du procès de Nazak Afshar et de Clotilde Reiss. Crédits photo : AP

L'employée du service culturel de l'ambassade de France à Téhéran a été libérée mardi. Clotilde Reiss reste quant à elle pour l'instant en prison. Le Quai d'Orsay a rappelé qu'il était prêt à l'accueillir dans son ambassade.

Nazak Afshar est libre. Mardi, l'employée du service culturel de l'ambassade de France en Iran a pu quitter la prison où elle était retenue. Accusée d'avoir contribué aux manifestations contre le régime iranien, elle avait comparu samedi devant un tribunal de Téhéran aux côtés de Clotilde Reiss. Lors de l'audience, la Franco-Iranienne avait expliqué que l'ambassade de France lui avait demandé d'accueillir les manifestants dans ses locaux, si cela s'avérait nécessaire. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait confirmé l'information, lundi dans Le Parisien, indiquant que «la consigne était d'ouvrir la porte» au nom de la «tradition démocratique» française.

Arash Naimian, le fils de Nazak Afshar, a déclaré mardi sur RTL avoir pu parler au téléphone avec sa mère. «Elle m'a dit que ça allait et m'a conseillé de ne pas faire d'interviews car elle a peur», a dit le jeune homme. «Ma tante m'a appris la nouvelle et ensuite c'est François Fillon qui m'a appelé et m'a officiellement déclaré qu'elle était libérée», a-t-il précisé, indiquant par ailleurs qu'il n'avait pas abordé avec sa mère le cas de Clotilde Reiss.

Selon un communiqué de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a «appris avec une grande joie et un grand soulagement» cette sortie de prison, et s'est immédiatement entretenu au téléphone avec Nazak Afshar. Le président de la République a également exprimé «sa reconnaissance aux pays de l'Union européenne et aux autres pays amis, comme la Syrie, qui nous ont apporté leur soutien dans cette première phase».

 

«Libérer Clotilde Reiss sans délai»

 

Nicolas Sarkozy a par ailleurs demandé que «Clotilde Reiss soit elle aussi libérée sans délai». Plus tôt dans la journée, l'Iran avait proposé que la jeune Française bénéficie d'une procédure de libération surveillée d'ici à la fin de son procès, à condition qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran. Le Quai d'Orsay a rappelé qu'il était prêt à accueillir la Française, «dès lors que celle-ci bénéficierait d'une mesure de remise en liberté, ce qui n'est toujours pas le cas à ce jour».

Mardi matin, Luc Chatel affirmait déjà sur RTL avoir «l'espoir qu'une solution rapide puisse être trouvée». Le porte-parole du gouvernement s'en remettait aux «contacts diplomatiques et aux contacts au plus haut niveau qu'a eus le président de la République». Mais «pour optimiser les chances de succès des négociations, des discussions qui sont en cours», il n'avait pas souhaité en «dire davantage».

 

«Nos amis Français n'ont pas eu la patience nécessaire»

 

Interrogé sur RFI, l'ambassadeur iranien a justement reproché aux autorités françaises d'avoir rendu publique trop rapidement, le 6 juillet, l'arrestation de la jeune femme. Selon lui, une plus grande discrétion aurait pu permettre d'éviter le procès et de trouver un accord entre les deux pays. «Malheureusement, nos amis français n'ont pas voulu avoir la patience nécessaire et ont prétendu que cette demoiselle était totalement innocente, autrement dit, ils ont pris la place des juges en Iran», a-t-il dit.

Au cours du week-end, les diplomates ont en effet multiplié les condamnations du procès de la jeune femme. Dimanche, Bernard Kouchner a par exemple exigé la libération immédiate de Clotilde Reiss, «coupable de rien du tout» selon lui. «Nous voulons, nous exigeons, nous souhaitons au plus vite sa libération», a-t-il insisté, déclarant que l'ambassade de France à Téhéran était prête à accueillir les manifestants iraniens poursuivis par la justice.

L'Union européenne est, elle aussi, intervenue dans le dossier. «Une action contre un pays, un citoyen ou du personnel d'ambassade de l'UE est considérée comme une action contre l'UE dans son ensemble et sera traitée en conséquence», a affirmé un représentant. Les Etats-Unis, par la voix de leur ambassadrice à l'ONU, ont condamné «les procès-spectacle» menés à l'encontre des participants aux manifestations contre la réélection contestée du président Ahmadinejad.

Source : Lion Ardent

16.07.2009

Iran : le combat de la Résistance à la Liberté

Le résultat des élection du 12 juin en Iran et les troubles qui lui ont succédés marquent-ils un tournant dans la situation régionale et mondiale ? A bien des égards on peut le penser. Mais encore faudra t’il que les oppositions diverses s’accordent pour trouver une issue concertée à cet embryon de changement.

L’apparition d’une opposition déterminée issue d’un suffrage démocratique, même manipulé, montre une volonté du peuple iranien de ne pas subir une fatalité tyrannique. Il y aura des morts, des martyrs de la Liberté, comme le fut Neda, 27 ans, tuée lors d’une manifestation le 19 juin dernier.

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Neda, 27 ans, dont la mort filmée et transférée sur twitter est devenue le symbole de la résistance.

Signe de son usure et de sa dangerosité, le régime s’est resserré autour de l’ayatollah Khameini, Gardien Suprême de la Révolution de 1979 qui renversa un régime progressiste. Quand certains de ses anciens piliers avaient changé de camp, tel le vrai leader de l’opposition Rafsandjani ou l’une de ses marionnettes, le candidat Mir Hossein Moussavi, dont la sincérité reste toutefois à établir.

Il faut se garder des bellicistes : l’Iran est un grand pays. Par son Histoire et sa Culture car il demeure l’héritier des Perses, mais aussi par sa population (71 millions d’habitants), sa superficie (18ème rang mondial) riche en ressources énergétiques. Personnellement je doute fort que le régime de Téhéran appuie un jour sur le bouton de l’arme atomique. Trop de conséquences, pour eux, et pour les 100 millions d’arabes de la région. Le martyr collectif pour détruire l’ennemi sioniste ? Et les lieux saints de l’Islam avec ?

Le tapage médiatique autour du nucléaire militaire construit un habile para-feu, qui permet d’éclipser sa légitime volonté d’influence régionale ainsi que son farouche attachement au maintien de sa souveraineté, notamment énergétique.

L’Iran ne veut pas être la nouvelle Irak, et montre les dents en aboyant. Mais le proverbe ne dit-il pas que « chien qui aboit ne mord pas » ?

Pour autant ne soyons pas naïfs : l’Iran ou plutôt son régime, posent un problème.

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Reza Pahlavi, futur Chef de l'Etat de l'Iran de demain ?

Je ne vois pas d’issue républicaine (islamique) possible pour garantir la paix, la prospérité et les libertés individuelles. Car c’est le régime de la République Islamique d’Iran qui est le problème intrinsèque, avec son collège des Gradiens de la Révolution qui détient tous les pouvoirs. C’est donc plus qu’un changement de gouvernement, mais de régime qu’il faut que les iraniens opèrent. Un régime qui s’inscrive dans la Mémoire de l’Iran. Un régime qui soit le symbole fort de l’apaisement, qui réconcilie les iraniens avec eux mêmes, avec la modernité et permettant ainsi à ce grand pays de continuer à s’ouvrir au monde.

La formation d’un pôle de résistance nationale et internationale derrière le Prince Reza Pahlavi, fils aîné du Shah, pourrait être la meilleure chose pour désamorcer les conflits futurs, et permettre à l’Iran de reprendre toute sa place régionale et mondiale.

Gonzague de Chantérac

sources :

http://monde-libre.hautetfort.com/

http://g2c.hautetfort.com/

09.07.2009

Une française prisonnière des mollahs - Alexandre Gitakos

Depuis quelques jours une jeune française est retenue prisonnière à Téhéran dans la sinistre prison d'Evin. Lieu de torture pour les opposants au régime islamo-nazi. Pour en savoir plus sur cet endroit horrible je renvoie les lecteurs au livre de Zarah Ghahramani « Prisonnière des mollahs ». Aujourd'hui réfugiée en occident, cette jeune femme nous parle de son long calvaire dans la prison d'Evin.


Clotilde Reiss ne peut être considérée que comme un otage, il n'y a pas d'autres raisons à l'enlèvement dont elle a été victime. Une méthode utilisée par la police iranienne et même par certaines milices locales pour envoyer les opposants en prison. Les autorités nient savoir qui vous êtes à vos proches, et quand vous en sortez vous êtes jeté à X endroit éloigné. Par exemple une lointaine banlieue de Téhéran si vous résidez dans la capitale.


Je constate au passage que cette situation ne choque pas tant que ça certains « patriotes » du fond du fond de la droite. Eux qui sont plus plus intéressés par l'opportunité de cracher sur les États-Unis et Israël voir de soutenir le nain islamo-nazi Mahmoud Ahmadinejad plutôt que de s'intéresser à cette jeune femme otage du régime islamiste. « Occupons nous de chez nous d'abord » disent-ils. Une belle occasion de ratée en l'espèce.


Je constate que les mouvements gauchistes ne descendent pas en masse dans la rue comme ilsle font contre Israel. Il faut dire que sans cette sensation d'auto-flagellation qui existe quand ils crachent sur un pays occidental, il y a tellement moins de plaisir masochiste à vociférer. Et tampis pour la liberté et la démocratie. Cette situation révèle combien la défense de ces valeurs ne sont que des alibis pour ces groupes islamo-gauchistes victimes de pathologie anti-occidentale.


Plus que jamais les vrais patriotes qui défendent vraiment la liberté et la démocratie, doivent combattre ce régime islamiste qui se permet de bafouer les droits élémentaires d'une française. Il est une évidence à mes yeux qu'il faut soutenir les iraniens qui ne demandent que la liberté et une démocratie sans bourrage d'urne. Mais depuis cette affaire Clotilde Reiss, c'est directement l'affaire des vrais patriotes français.


Note : J'emploie le terme "patriote" dans tout ce qu'il a de noble. Un patriote ne peut vouloir que la liberté pour un français et refuser les atteintes à celle-ci que provoquent les idéologies rouge-brune-verte. J'exclue donc de cette définition les néo-fascistes, NR, nazbols, et autres ratés qui accusent les juifs d'être à l'origine du "complot" contre l'obtention de leur baccalauréat.


Alexandre Gitakos

source : http://monde-libre.hautetfort.com