Libérez Zamani ! IRAN RESISTANCE - FRANCE ::: POUR LA LIBERTE EN IRAN :::

13.10.2009

Communiqué de la Conférence Monarchiste Internationale au sujet de la répression en Iran

77_MR_Ali-Zamani_1.pngLa Conférence Monarchiste Internationale (CMI), organisation confédérale regroupant 64 organisations monarchistes représentant 29 nations, proteste contre la condamnation à la peine capitale de Mohammad-Reza Ali-Zamani, un militant monarchiste de 37 ans membre de l'Association de la Monarchie d’Iran.

Il avait comparu le 8 août dernier, en compagnie de Clothilde REISS devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran
Mohammad Reza Ali Zamani vient d’être condamné à mort pour son rôle dans le mouvement de protestation qui a ébranlé la République islamique, après l'élection présidentielle de juin.

Il s'agit de la première peine capitale prononcée par la justice iranienne contre un des participants aux manifestations qui ont suivi la réélection contestée le 12 juin de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République.

Mohammad-Reza Ali-Zamani est aujourd’hui en sursis jusqu’au 4 novembre 2009.

Au-delà de l’engagement politique monarchiste de Mohammad-Reza Ali-Zamani, c’est l’ensemble de la communauté internationale qui doit aujourd’hui se mobiliser pour sauver la vie d’un prisonnier politique condamné à mort du simple fait de son opposition à une dictature islamiste illégitime et théocratique.

Afin d’aider à la mobilisation des énergies et des consciences, la Conférence Monarchiste Internationale a donc décidé de créer un « Collectif pour la libération de Mohammad-Reza Ali-Zamani » et de lancer une pétition pour sauver Mohammad-Reza Ali-Zamani.
Une adresse unique:
freezamani@monarchiste.com

D’autres initiatives sont en préparation.

Sylvain ROUSSILLON
Secrétaire général de la CMI

http://internationale.monarchiste.com
http://www.facebook.com/group.php?gid=151478437097...
freezamani@monarchiste.com

11.10.2009

Téhéran condamne un manifestant à mort

 

Mohammad Reza Ali Zamani au cours de son procès devant le Tribunal révolutionnaire, le 8 août dernier à Téhéran.
Mohammad Reza Ali Zamani au cours de son procès devant le Tribunal révolutionnaire, le 8 août dernier à Téhéran.

Cette condamnation serait la première depuis les manifestations post-électorales de juin dernier. L'Iran a annoncé samedi de nouvelles condamnations.

 

Actualisation, samedi 20 heures : L'Iran a annoncé samedi les trois premières condamnations à mort dans le procès des personnes liées aux manifestations de protestation post-électorales qui avaient plongé le pays dans une grave crise politique. Les condamnés n'ont été présentés que par leurs initiales. On ne sait donc pas si Mohammad Reza Ali Zamani, présenté comme le premier condamné, figure parmi ces trois hommes, bien qu'un homme portant les initiales «M.Z.» a été cité. Ces condamnations ne sont pas définitives, les condamnés peuvent faire appel auprès de la Cour suprême.

Mohammad Reza Ali Zamani a été condamné à mort pour son rôle dans le mouvement de protestation qui a ébranlé la République islamique, après l'élection présidentielle de juin, vient d'annoncer le site Internet réformiste mowjcamp.com. Il s'agit de la première peine capitale prononcée par la justice iranienne contre un des participants aux manifestations qui ont suivi la réélection contestée le 12 juin de Mahmoud Ahmadinejad à la prési­dence de la République. L'information n'a toutefois pas été confirmée de source officielle.

Réagissant immédiatement à cette annonce, le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa «vive émotion». Elle «ternit encore l'image du régime», a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay, qui a réaffirmé du même coup le soutien moral de Paris aux manifestants.

Mohammad Zamani fait partie des 140 personnes à avoir été renvoyées devant la justice, après les troubles du début de l'été. Son verdict lui a été annoncé lundi, après son transfert de la prison d'Évin, au nord de Téhéran, au Tribunal révolutionnaire. «Des aveux importants lui ont été extorqués», prévient mowjcamp. Selon un analyste iranien joint par téléphone à Téhéran, son avocat a fait appel, ce qui repousse l'application de la peine capitale.

Mohammad Zamani est membre de l'Association de la monarchie en Iran, un mouvement basé aux États-Unis mais interdit en République islamique. Il avait comparu le 8 août dernier devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran, le même jour que la chercheuse française Clotilde Reiss, qui attend actuellement son jugement à l'ambassade de France. Zamani avait été accusé d'être un «mohareb» (en guerre contre Dieu) «du fait de son appartenance à cette organisation, d'avoir insulté les valeurs religieuses, de propagande contre le ré­gime, et d'avoir agi contre la sécurité nationale».

Atermoiements

En août, l'agence semi-officielle Mehr rapportait qu'il avait «accepté» les accusations portées contre lui. Mais au procès, son avocat avait rejeté par avance de telles charges, faisant valoir que dans la mesure où il n'avait pas porté d'armes, on ne pouvait pas l'accuser d'être un «mohareb». Il avait demandé la grâce pour son client. Nul ne sait si cette condamnation sera confirmée par le régime, maître dans l'art de maintenir un brouillard autour de ces procès, mais «cet effet d'annonce» marque visiblement «un durcissement dans la procédure». «Les familles des détenus n'ont pratiquement plus de droits de visites, explique l'analyste précité. Les organisations de défense des droits de l'homme se plaignent de leurs conditions de détention, quant aux avocats, ils n'ont pas accès aux dossiers», poursuit cette source qui tient à rester anonyme.

Ce durcissement remonterait à quelques semaines. Mi-septembre, une vingtaine de prisonniers devaient être élargis, mais au dernier moment, la justice reporta leur libération.

Ces atermoiements s'inscrivent dans le bras de fer auxquels se livrent pouvoir et opposition, depuis la contestation post-électorale, qui n'est pas encore éteinte. «Le pouvoir se sert de ces dossiers comme d'une carte, poursuit l'analyste. Il ne peut pas libérer immédiatement les protestataires. Il ne peut pas les condamner à mort ; et s'il les condamne à deux ou trois ans de prison, ça risque d'envenimer encore la situation.» Après avoir relâché 140 détenus fin juillet, la justice en détient toujours près de 200, dont 50 «hommes politiques, des membres de groupes antirévolutionnaires et des étrangers». La seule personnalité politique à avoir recouvré la liberté est Saïd Hajjarian, l'ancien conseiller du président réformateur Mohammad Khatami. Mais l'homme est malade, et «il aurait bien joué sa partition» en faisant des aveux, minimise un diplomate occidental.

Source : Le Lion Ardent

05.10.2009

L'Iran aurait les capacités de réaliser une bombe nucléaire

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, lors d'une visite du site nucléaire de Natanz, le 8 avril 2008.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, lors d'une visite du site nucléaire de Natanz, le 8 avril 2008. Crédits photo : AFP

Selon une analyse confidentielle de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Téhéran a acquis «suffisamment de connaissances pour pouvoir élaborer et fabriquer» une bombe atomique «fonctionnelle».

Quatre jours après avoir réussi à conserver sous conditions son droit à l'enrichissement de l'uranium, lors d'une réunion avec les grandes puissances à Genève, l'Iran est à nouveau au cœur de la question nucléaire. Révélée dimanche par le New York Times, une analyse confidentielle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) estime en effet que Téhéran a acquis «suffisamment de connaissances pour pouvoir élaborer et fabriquer» une bombe atomique «fonctionnelle».

Selon le quotidien américain, qui cite des responsables européens non identifiés, ce document insiste sur le caractère provisoire de ses conclusions, subordonnées à des confirmations complémentaires de ces éléments, qui proviendraient de services de renseignement et de la propre enquête de l'AIEA. Mais les conclusions de ce rapport vont nettement au-delà des positions publiques prises par plusieurs Etats, dont les Etats-Unis.

Le rapport de l'AIEA, intitulé «Dimensions militaires possibles du programme nucléaire iranien», a été rédigé sur la base de consultations avec une série d'experts internes et externes à l'Agence, indique le New York Times. Il décrit un programme complexe, dirigé par le ministre iranien de la Défense et débuté en 2002, «visant au développement d'une charge nucléaire transportable via le système de missiles Shahab 3», capables d'atteindre le Proche-Orient et certaines parties de l'Europe. Si l'Iran parvenait réellement à élaborer une tête nucléaire, cela ne représenterait toutefois qu'une partie du processus complexe de fabrication d'une arme nucléaire, rappelle le quotidien new-yorkais.

 

«Bâtir la confiance»

 

Jusqu'à présent, l'AIEA n'est jamais parvenue à trancher entre une éventuelle volonté iranienne de se doter d'une bombe atomique - ce dont l'accusent les pays occidentaux -, ou celle de se limiter à la production d'électricité, comme l'affirme Téhéran. «Il y a des inquiétudes quant aux intentions de l'Iran et ça ce n'est pas une question de vérification. Il s'agit de bâtir la confiance et c'est la raison pour laquelle il y a maintenant des discussions à six», a réagi dimanche le directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei.

En visite à Téhéran, ElBaradei a par ailleurs indiqué que le nouveau site d'enrichissement d'uranium - dont la construction a été rélévée le 25 septembre - sera inspecté le 25 octobre par l'Agence. Et a également annoncé que les Etats-Unis, la France et la Russie se réuniront le 19 octobre avec l'Iran à Vienne pour discuter de l'enrichissement de l'uranium iranien par un pays tiers.

Source : Le Figaro